Jeux vidéo: la Grande-Bretagne dénonce les pratiques du Canada
Le gouvernement britannique s'est lancé dans une bataille commerciale contre les mesures déployées par les gouvernements provinciaux du Canada pour faire fleurir le jeu vidéo au pays.
L'exode des meilleurs développeurs de jeux de la Grande-Bretagne choque le gouvernement et les entreprises britanniques, selon Canwest.
Le meilleur de la crème anglaise s'en irait travailler pour le Québec, l'Ontario ou la Colombie-Britannique, là où les gouvernements font des pieds et des mains pour alléger les mesures fiscales des sociétés du jeu vidéo, aidant cette industrie à se faire une renommée internationale.
Le ministre britannique de la culture, des médias et du sport aurait demandé à la Commission européenne d'enquêter sur les pratiques commerciales du Canada, rapporte Canwest. «Le gouvernement britannique est préoccupé du fait que l'aide que l'État accorde aux sociétés de jeux vidéos, par le biais d'institutions fédérales, ne soit pas compatibles avec les principes de l'Organisation mondiale du commerce.»
Au Canada, c'est le Manitoba qui offre le système de crédit d'impôts le plus généreux aux compagnies du jeu vidéo: on parle de 45 % sur les salaires. Le Québec et l'Ontario leur font aussi la part belle dans leurs derniers budgets.
Le plus grand studio de création de la française Ubisoft a pignon sur rue à Montréal.





Vos commentaires
La Grande Bretagne doit faire ses devoirs avant d'accuser le Canada. Il y a très peu de studios du UK, du moins au Québec (Eidos et Babel)Les pertes d'emplois qui touchent le Royaume-Uni sont bien plus liés à l'exode de projets dans les marchés émergents tels l'Inde, l'Asie et l'Europe de l'Est, ainsi qu'aux déboires de quelques éditeurs britanniques.
Finalement, avant d'accuser qui que ce soit, le Gouvernement de la Grande Bretagne devrait faire ses devoirs. L'aide financière au Canada vient en majeure partie des instances provinciales et très peu du fédéral.
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