TOLÉRANCE ZÉRO pour les courriels personnels
Un courriel envoyé à son conjoint, une blague transférée à ses amis, un petit deux minutes sur Facebook et pourquoi pas un message laissé sur un forum. Tout cela pendant les heures de bureau. Et si l'employeur en avait assez et qu'il interdisait qu'on utilise les nouvelles technologies pour autre chose que travailler?
Pour éviter les débordements, les employeurs doivent prendre les devants, dit Claude Gravel, avocat du cabinet montréalais Gowlings, qui représente des employeurs institutionnels et privés dans le domaine du droit du travail et de l'emploi. Son conseil : interdire que le matériel informatique soit utilisé à des fins personnelles.
«Le département des TI veut déployer mur à mur l'Internet dans les entreprises, mais il faut voir si tous les employés en ont vraiment besoin », propose-t-il.
Maître Gravel parle d'un exercice qui démontrait que des dix sites les plus fréquentés par des employés, on retrouvait des agences de rencontres, des réseaux sociaux ou même des sites pornographiques. Aucun n'était en lien avec le travail.
La perte de temps est une chose. Le contenu des courriels ou les traces laissées sur le Net sont d'autres preuves qui pourraient s'avérer dommageables pour l'employé.
Me Gravel rappelle que tout employeur peut fouiller l'ordinateur d'un employé, s'il soupçonne ce dernier de perdre son temps ou de nuire à son employeur. Et gaffe aux messages supprimés : ils sont récupérables !
Montre-moi tes courriels et je te dirai ce que tu fais
« Les avocats ont très peur des courriels », confie son associé, Julie-Martine Loranger, qui se spécialise dans le litige sur les valeurs mobilières. Ils sont bien placés pour savoir qu'ils peuvent être utilisés comme preuve devant les tribunaux.
L'avocate recommande de faire le «test CNN» à ses clients du milieu financier, mais aussi à tout le monde : supposez que votre courriel sera diffusé à la chaîne de télévision américaine CNN et vous verrez que vous ferez attention à ce que vous écrivez.
Depuis la fin des années 90, entre 30 et 50 décisions ont été rendues au Québec sur le vol de temps ou le manquement à l'obligation de loyauté à un employeur. Les peines allaient de la suspension temporaire au congédiement.





Vos commentaires
texte sur la perte de temps au travail
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Il est vrai qu'on ne peut nier les abus dans un certain nombre d'entreprises et du secteur public. On a tous bien un contact ou l'autre qui nous "spam" de diaporama, de photos, etc.. Et je comprend que la productivité en prend un coup. Maintenant, comme pour tout, il ne faudrait pas non plus un contrôle abusif de la part de l'entreprise, avec peut-être une problématique de la vie privée, etc.
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Texte intéressant.... j'était en train de lire ce texte au bureau ce matin, et je me demandait à quoi les gens pensent pour faire des choses de même
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Je suis d'accord pour contrôler les abus... mais expliquez-moi qu'elle est la différence entre envoyer un email à sa conjointe pour lui dire de prendre les enfants à la garderie et l'appeler au téléphone pour lui demander la même chose (comme ça se fait depuis l'invention du téléphone!)
Pénaliser la majorité pour contrôler la minorité qui abuse, c'est stupide (mais fréquent au Québec).
C'est sûr que les avocats veulent des contrôles car qui dit contrôle et loi dit causes potentiels pour nos amis (rapaces) les avocat$...
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@Stephane
Tu as totalement vu juste....
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" ...les avocats veulent des contrôles car qui dit contrôle et loi dit causes potentiels pour nos amis (rapaces) les avocat$... "
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Enfin du monde avec les yeux ouverts.
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N'oubliez pas que les lois sont écrites par des avocats, pour des avocats. C'est à leur avantage qu'il y en ait le plus possible.
En plus, ils ajoutent volontairement (prouvez-moi le contraire) des zones grises dans les lois afin d'amener le plus des gens/compagnies possibles devant un juge et d'étirer les procès au maximum. Si les lois étaient claires et nettes, il y aurait beaucoup moins de procès.
C'est beau la "justice"...
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