| | Le meilleur d'Internet |
Accueil Nouvelles Technologies Affaires Vidéos Recherche |
|
||||||||||||
|
|
||||||||||||
|
|
|
|||||||||||
|
Interface(s) Montréal: il faut une stratégie politique québécoise de TI |
||||||||||||
|
Le sujet du manque de stratégie politique en TI, au Québec et au Canada, a dominé ce matin l'atelier qui marquait le lancement de la deuxième saison d'Interface(s) Montréal à la SAT. Une soixantaine de personnes, dont plusieurs représentants des gouvernements et d'organismes para-publics, étaient venus à la Société des arts et multimédia (SAT), sur le Boulevard Saint-Laurent, pour échanger sur la convergence. Trois conférenciers ont entamé le sujet: le consultant Réal Gauthier, de Concept et Forme; Fady Atallah, président du studio de production BlueSponge; et Rémi Racine, président du concepteur de jeux vidéo A2M et de l'association Alliance NumériQC. Réal Gauthier a notamment présenté les stratégies de développement technologiques du Japon et de la Corée du Sud. Selon lui, les gouvernements de ces deux pays vont, au total, susciter des investissements de plus de 100 milliards $ US. Il a indiqué qu'au Japon, 90% des citadins possèdent déjà un téléphone cellulaire et que la technologie 3G dépassera 50% de pénétration avant la fin de 2007. En Corée, le développement repose notamment sur la pénétration de l'Internet à haute vitesse - la pénétration la plus élevée au monde, alors que "le Canada descend d'une place tous les ans, et même tous les six mois" dans le classement des nations les plus branchées à haute vitesse. Parlant de contenus numériques, Fady Atallah a souligné que la question des modèles de revenus, au Québec, n'était pas résolue. Il a noté la dépendance financière des efforts de création envers quelques institutions, dont Téléfilm Canada. Rémi Racine a souligné la pénurie de main d'oeuvre qui affecte l'industrie des jeux vidéo à Montréal. "On manque autant de programmeurs que de créatifs", a-t-il déploré, notant qu'aucune université québécoise n'offre de programme de 2e et 3e cycles en arts numériques. Dans le débat qui a suivi, plusieurs questions ont porté sur la nécessité d'une stratégie politique de développement à long terme des industries liées aux technologies et aux contenus numériques. Luc Courchesne, directeur de l'École de design industriel de l'Université de Montréal, s'est dit sceptique sur la capacité du Québec de se positionner mondialement dans le secteur des technologies. "On devrait plutôt se positionner sur la créativité de Montréal en design", a-t-il indiqué. Réal Gauthier est plutôt d'avis que les TI sont l'axe à privilégier: "Elles constituent déjà le premier secteur économique au Québec, puisqu'elles emploient entre 150.000 et 170.000 personnes." La deuxième série des conférences Interface(s) Montréal débute le 3 octobre 2006. (BRANCHEZ-VOUS.com est partenaire média d'Interface(s) Montréal.)
|
||||||||||||
|
|
||||||||||||