|
|
Interface[s] : le citoyen se réapproprie les nouvelles technologies |
Publié le 20 février à 11h49

Comment le réseau, l’Internet et les nouvelles technologies peuvent-il aider la société à évoluer ? C’est la question à laquelle plusieurs intervenants du public et de l’entrepreneuriat privé ont répondu hier soir, à la Société des arts technologiques.
 Sur le thème «Espaces et services branchés», la conférence a débuté par une présentation du site web de la Ville de Montréal, avec le responsable du dossier, Jean-François Brucel. Selon lui, «le gros vendeur» est le paiement des constats d’infraction en ligne. Mais il n’y a pas que les transactions en ligne qui sont intéressantes pour les citoyens. Saviez-vous qu’il est possible de suivre quasi en temps réel le déneigement des rues sur le Net sur une carte interactive ? Bon à savoir en cet hiver très neigeux.
 C’est en 2004 que l’administration publique a plongé dans l’ère numérique avec le projet e-cité, financé au coût de 24 M$. Aujourd'hui, la Ville se targue d’avoir mis sur pied une démocratie participative avec son portail www.montreal.ville.qc.ca et son numéro d’assistance téléphonique 311.
 La Ville partait de loin. Il y a cinq ans, l’Ile-Bizard ne comptait que trois ordinateurs qui n’étaient même pas branchés en réseau, confesse M. Brucel. Le pas est donc géant pour l’administration publique.
 Un des autres intervenants a été René Barsalo, le directeur de la recherche et de la stratégie à la SAT, qui a également agi comme animateur de la soirée. Son institution travaille entre autres à des projets abolissant les frontières d’espaces, grâce au concept de téléprésence qui permet de joindre deux lieux en vidéo grâce à la fibre optique.
 Par exemple, la SAT négocie pour que des événements d’aussi loin que la Catalogne ou le Brésil puissent être retransmis en ses murs en utilisant la technologie de téléprésence développée par la SAT. «On n’a pas besoin de lieu physique. On amène l’équipement dans les salles de spectacle et les gens ensuite se réapproprient leur communauté», qu'elle soit régionale ou planétaire, explique M. Barsalo.
 Que ce soit des espaces culturels ou des services publics branchés, les résultats ne peuvent être que bénéfiques. «Un nouveau monde s’ouvre», a conclu M. Barsalo.

-
|

|
|
|

|