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L’heure JUSTE sur le commerce électronique |
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C’est bien connu et largement médiatisé, le Canada constitue une terre fertile pour le commerce électronique B2C. En effet, le Canada se situe au 4e rang mondial pour l’utilisation d’Internet à large bande et se situe en tête de liste pour l’utilisation des services en ligne, tels les services bancaires1. Ces faits démontrent que les efforts gouvernementaux pour brancher la population, ainsi que ceux des entreprises pour mettre à la disposition des Canadiens les services qu’ils recherchent, ont porté fruits. Pourtant, les achats sur Internet des Canadiens cette année ne dépasseront pas la barre de 1% des achats totaux. Selon les prévisions d’eMarketer1, neuf millions de Canadiens feront des achats en ligne cette année, ce qui représente 49% des utilisateurs d’Internet. En dollars, cela représente des achats annuels de 526$ par consommateur en ligne, pour un total de 4,7 milliards $. Au banc des accusés pour justifier cette triste situation, on retrouve les entreprises canadiennes et tout particulièrement les PME. En effet, selon Statistique Canada, 34% des entreprises canadiennes ont un site Internet et seulement 7% d’entres elles vendent leurs produits ou services en ligne. Les PME canadiennes ont tout intérêt à utiliser le Web pour promouvoir et vendre leurs produits compte tenu des possibilités et des coûts avantageux qu’offrent Internet. Les principales raisons évoquées par les entreprises d’ici pour ne pas emboîter le pas sont les suivantes1 : les coûts élevés ; le manque de temps ; les problèmes de sécurité ; le manque de compétence dans le domaine. Il faudrait donc que les efforts des gouvernements se concertent et permettent aux PME de faire d’Internet une réalité et une solide opportunité d’affaires. Pour les PME, une réflexion s’impose avant de décider d’emboîter le pas. Comme dans toute initiative, les objectifs d’une présence en ligne doivent être définis. Il en existe trois principaux que je vais illustrer dans la suite de cet article : 1) Objectif : retenir sa clientèle actuelle Internet offre une opportunité unique au marchand de s’insérer dans le processus décisionnel de ses prospects. 13,2 millions de Canadiens, soit 72% des internautes, effectueront du magasinage en ligne pour finalement acheter en ligne ou en magasin. Ne pas avoir une présence en ligne représente un coût d’opportunité très important pour les marchands traditionnels. Une entreprise qui voit ses principaux compétiteurs adopter un site marchand devrait se poser de sérieuses questions. Au Québec, le magasin de plein-air de la région de Québec LaTulipe a du faire face à cette réalité en voyant le géant du domaine Mountain Equipment Co-op adopter un site marchand. Ce marchand a donc décidé de développer un site transactionel qui regroupe plusieurs des meilleures pratiques du domaine et qui compte jusqu’à 5000 visiteurs par jour. 2) Objectif : aller chercher une part de marché chez ses compétiteurs Un exemple québécois éloquent qui démontre cet objectif est bien l’expérience d’IGA. Leur initiative a suscité beaucoup de scepticisme. Pourtant, avec ce site qui est unique dans le secteur alimentaire au Québec, IGA a pu attirer des clients jusqu’alors fidèles aux autres bannières de l’alimentation. Ce qui est loin d’être négligeable dans un secteur où les consommateurs sont très fidèles à une chaîne. Sans compter qu’IGA, avec cette initiative, a obtenu une visibilité médiatique évaluée à plusieurs centaines de milliers de dollars. 3) Objectif : améliorer l’information disponible S’il y a un secteur qui a compris l’avantage d’Internet pour diffuser de l’information c’est bien celui des détaillants de produits de rénovation. Ce secteur, où les grandes surfaces et la compétition féroce rendent le service en magasin de plus en plus rare, utilise Internet comme un commis virtuel diffusant l’information aux questions fréquentes, offrant de l’information complète sur des projets de rénovation et conseillant en tant qu’expert qui répond à toutes les interrogations reliées au domaine. Les résultats sont impressionnants. Chez RONA, 50% des consommateurs en magasin affirment avoir consulté le site auparavant. Pour Canadian Tire, 19% des clients ayant acheté en magasin s’étaient préalablement informés en ligne. Les clients ayant visité le site dépensent 24% de plus en magasin et y vont plus fréquemment que les autres clients. Pour ce détaillant, chaque dollar dépensé en ligne se traduit par des ventes de 7$ en magasin. Internet peut donc avoir un impact considérable chez les détaillants. Il est par contre important de bien définir l’objectif d’affaires recherché par la présence en ligne afin de développer une stratégie adéquate. Pour en savoir davantage, je vous invite à consulter notre page dédiée au commerce de détail sur Internet. Par Guillaume Brunet, M.Sc. Commerce électronique, Adviso Conseil 1- “Consumer E-Commerce in Canada : Firing Up the Internet Economy Growth Engine”, eMarketer, December 2004. |
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Adviso Conseil est une firme d'experts indépendants en stratégie d'affaires électroniques. Adviso planifie et gère les projets d'affaires électroniques de plusieurs entreprises de renom et offre des services de conseil, formation et recherche. Notre objectif est de permettre à nos clients de tirer le meilleur profit d'Internet et des technologies associées. |
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